Histoire de l’homéopathie, thérapie ou mystification ?

Je suis certain qu’un certain nombre d’entre vous vont me maudire et me vouer aux gémonies.
Une partie de la population des pays occidentaux se réfère à l’homéopathie pour soigner de nombreuses maladies. Et pourtant cette « médecine parallèle » n’a rien de scientifique et tient plus de la magie que de la pensée scientifique.C’est pourquoi je pense qu’il peut être intéressant d’étudier son histoire et son suivi. Mon métier m’a amené à étudier la question et surtout à me la poser : est-ce réellement efficace ? Ma réponse se base sur les protocoles scientifiques reconnus par la communauté médicale et non pas sur le ressenti de quelques personnes. Ce travail a été relu par un pharmacien, qui n’y a trouvé aucune incohérence.

Pour éviter toute confusion par la suite, posons quelques définitions :

Homeopathie
Méthode thérapeutique consistant à prescrire à un malade, sous une forme fortement diluée et dynamisée, une substance capable de produire des troubles semblables à ceux qu’il présente. C’est une médecine non conventionnelle, proposée par Samuel Hahnemann en 1796. Elle repose sur trois principes : la similitude, l’individualisation et l’infinitésimal.
Allopathie
Mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments qui ont un effet opposé aux phénomènes pathologiques. Le terme aurait été inventé par Samuel Hahnemann, fondateur de l’homéopathie, pour désigner une thérapie ne recourant pas au principe de similitude.
Phytothérapie
La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. C’est une pratique qui repose sur la recherche scientifique. Les extraits actifs identifiés sont standardisés. Cette pratique débouche suivant les cas sur la fabrication de médicaments pharmaceutiques ou de phytomédicaments. Beaucoup de médicaments allopathiques ont eu pour base des extraits de plantes. Actuellement beaucoup de ces extraits sont synthétisés pour une question de coût.
CH
(centésimale hahnemannienne) – 1 volume du produit actif est complété par 99 volumes de solvant (généralement de l’eau ou de l’alcool). On obtient une dilution à 1CH, soit ou une dilution à 1% ou à 0,01 ou encore 1.10-2. La quantité de produit actif est donc divisée par 100. On répète l’opération en prenant 1 volume de la solution à 1CH et en complétant avec 99 volumes de solvant pour obtenir 2CH. La quantité de matière initiale est donc divisée par 10 000 (1.10-4). On réitère des dilutions par 100 comme cela jusqu’à obtention en CH de la dilution souhaitée. D’une manière générale, une dilution de nCH est diluée à 1.10-2n. Il en existe pouvant atteindre 30CH, soit une dilution par 1.10-60 de la teinture mère.

À partir de 12CH, la dilution est supérieure au nombre d'avogadro.

À partir de 12CH, la dilution est supérieure au nombre d’avogadro.

Il est impossible de se représenter concrètement la petitesse extrême d’un tel chiffre. À titre de comparaison, le Soleil contient environ 1.1057 atomes et on estime que la partie observable de notre univers contient1.1080 atomes. 30CH représente une dilution équivalente à un seul atome dilué dans la masse de mille soleils et 40CH représente la même dilution qu’un atome dilué dans tout l’univers.

À partir de 12CH, la dilution est supérieure au nombre d’avogadro (1.10-24 vs. 6,02214040.1023); il n’y a plus de molécules du produit actif dans la solution à 12CH.

Phytothérapie
La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. C’est une pratique qui repose sur la recherche scientifique. Les extraits actifs identifiés sont standardisés. Cette pratique débouche suivant les cas sur la fabrication de médicaments pharmaceutiques ou de phytomédicaments. Beaucoup de médicaments allopathiques ont eu pour base des extraits de plantes. Actuellement beaucoup de ces extraits sont synthétisés pour une question de coût.
Dynamisation
Après chaque dilution, la solution est « secouée » un nombre précis de fois. Cette étape qui n’a pas pour but de parfaire la dilution, est appelée « succussion » par les homéopathes et n’a aucune base scientifique, mais est sensée être nécessaire pour que le remède soit efficace. La dilution suivie de la succussion forme ce que les « homéopathes regroupent sous l’appellation de « dynamisation ».
Pour compléter le manque de logique scientifique, un pharmacien actuel, avec pignon sur rue, me signale que certains homéopathes exigent que pour certaines préparation la « teinture mère » soit diluée et présentée au soleil et avec un nombre précis de succussions.

L’homéopathie est une médecine non conventionnelle, proposée par Samuel Hahnemann en 1796. Samuel Hahnemann est né le 10 avril 1755 à Meissen, Saxe, et décédé le 2 juillet 1843 à Paris. Après avoir soutenu sa thèse de médecine et exercé pendant quelques années, Samuel Hahnemann est fort déçu des résultats obtenus chez ses patients. À cette époque l’espérance de vie à la naissance était inférieure à trente ans. Lors de la lecture du « Traité de matière médicale » de William Cullen (professeur de chimie et de médecine à l’Université d’Edimbourg) , il s’aperçoit que les symptômes dus à l’action du quinquina, tels que décrits, ressemblaient fort à ceux de la « fièvre tierce » (Variété de fièvre intermittente se caractérisant par le retour des crises le troisième jour. On constate un jour d’intervalle entre les épisodes d’hyperthermie). Hahnemann en avait souffert auparavant et il s’était soigné, ainsi que l’Académie le recommandait, avec quelques gouttes de teinture de quinquina. En effet, le quinquina à forte dose est très toxique et provoque une hyperthermie, voir la mort, à faible dose il est antipyrétique. Il testa aussi le mercure, le soufre, la belladone, etc. et constata qu’a forte dose ces produits provoquaient des symptômes similaires à ceux qu’il était censé guérir. Il pensa qu’à très petites doses, ces mélanges pourraient peut-être traiter ? L’homéopathie était née. En 1796, un journal médical allemand publie son livre : “Essai sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales ».

Samuel Hahnemann

Samuel Hahnemann

Samuel Hahnemann a le mérite d’imaginer une nouvelle approche de la médecine. A la fin du 18e début 19e, la médecine en est encore aux saignées, aux ventouses et aux lavements. Son approche des traitements a le mérite d’être innovante. Malheureusement, l’aspect scientifique de l’homéopathie fut très vite associé à un aspect spirituel.

Déjà en 1800, les effets semblaient bizarres. Très vite la popularité de l’homéopathie fut liée à ses aspects spirituels, voire d’un “art divin”. Pour Olivier Faure, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Jean Moulin – Lyon III, et spécialiste de l’histoire de la médecine, la popularité de l’homéopathie à ses débuts est liée à son aspect spirituel, voire religieux, qui la rendait acceptable pour divers courants antimatérialistes de l’époque. Certains catholiques voyaient dans le concept de “force vitale” mis en avant par Hahnemann une intervention de la main divine. Certains disciples de Saint-Simon pensaient que l’homéopathie allait dans le sens d’une réconciliation entre la foi et la science. En effet, un courant philosophique catholique se posait la question de savoir si en expliquant et en appliquant des principes scientifiques rigoureux on ne rentrait pas en concurrence avec la volonté divine. Hahnemann lui-même parlait “d’art divin » pour désigner sa méthode. Il pensait être l’agent de la révélation par Dieu de principes fondamentaux de la nature. L’homéopathie s’organise d’ailleurs à ses débuts comme une Église, dont l’« Organon » constituait une sorte de livre saint. Certains n’hésitaient pas à organiser des pèlerinages dans le village de naissance d’Hahnemann. Ce dernier exigeait de ses patients une totale foi dans l’homéopathie et leur imposait la lecture de l’Organon (livre édité par S. Hahnemann).
Le comte Sebastien des Guidi (1769-1863), d’origine italienne, est souvent donné comme l’introducteur de l’homéopathie en France, à Lyon, en 1830. Il fonde la « Société homéopathique lyonnaise » qui sera plus tard à l’origine de la société de l’église gallicane. (Le gallicanisme est une doctrine religieuse et politique cherchant à promouvoir l’organisation de l’Église catholique de façon largement autonome par rapport au pape) .

Notons que les atomes et les molécules n’étaient encore à l’époque qu’une hypothèse, et on ne commença à pouvoir les dénombrer dans un volume donné qu’à partir de la loi d’Avogadro (1811). Cette notion d’atomes et de molécules n’était pas connue des médecins ni des apothicaires. Lorsque Hahnemann a mis en place la dilution, destinée à atténuer les effets des substances (puisqu’elles produisent des effets néfastes), il n’avait donc pas connaissance des travaux d’Amedeo Avogadro (1776-1856). La diffusion du savoir était lente et les travaux sur les solutions aqueuses ne vinrent qu’après. Le nom d’Avogadro reste lié à celui du « nombre d’Avogadro » indiquant le nombre de molécules contenues dans une seule mole.

La mole (symbole : mol) est une unité de base du système international, adoptée en 1971, qui est principalement utilisée en physique et en chimie. La mole est la quantité de matière d’un système contenant autant d’entités élémentaires qu’il y a d’atomes dans 12 grammes de carbone 12. Une mole d’atomes contient environ 6,022 140 40×1023 atomes. Ce nombre est appelé nombre d’Avogadro ou constante d’Avogadro. La loi d’Avogadro démontre que diluer une solution au delà de 12CH est inutile, cela revenant à produire une dilution sans molécule active.
Pour information, l’assurance maladie Suisse rembourse jusqu’en 2017, (depuis 2008), les traitements homéopathiques. La décision de tester pendant cinq ans, de manière non scientifique, cette technique a été prise non pas sur des essais thérapeutiques, mais sur un référendum populaire qui a retenu que 67% des votants étaient d’accord pour un test de cinq ans. Plusieurs pays d’Europe n’exigent pas le diplôme de médecin pour pratiquer l’homéopathie. Le seul intérêt est le coût très bas des préparations. De toute manière trop élevé pour un solvant sans molécules actives. Dans un pays du nord de l’Europe, la technique est autorisée, sauf pour certaines maladies : cancer, tuberculose, diabète, etc…
Venant en aux essais cliniques. Pas plus de 300 essais n’ont été réalisés et aucun n’a résisté à l’épreuve de la science. L’essai doit être fait sur un grand nombre de patients, renouvelable avec le même protocole, par d’autres chercheurs et versus au minimum un placebo et/ou un produit actif ayant fait ses preuves. Actuellement RIEN. Les essais considérés comme positifs par les tenants de l’homéopathie ne répondent pas à ces critères. Dans les meilleurs résultats, ils sont identiques au placebo (entre 20 et 30 %).
En 1988, dix médecins français annonçaient avec fracas une publication positive dans l’homéopathie, dans la prestigieuse revue médicale « Science ». Cet article n’avait rien de prestigieux et était annoncé comme « lettre de l’éditeur ». L’INSERM annonce quelques semaines plus tard que cet essai fait avec deux médicaments homéopathiques donnait un résultat totalement nul et ne respectait pas les protocoles internationaux. Verdict brutal !

De plus, aucun médecin non homéopathique n’avait été retenu dans l’étude. Tous les médecins étaient non seulement homéopathes, mais plusieurs étaient propriétaires de laboratoires homéopathiques qui sponsorisaient les études. L’un des produits est le «Raphanus 5CH » extrait du radis noir et préparé selon la doctrine hahnemannienne. L’autre produit était « L’opium 15CH » Ces deux produits sont utilisés par les homéopathes pour la reprise du transit intestinal après une intervention chirurgicale sur le tube digestif. 600 patients furent traités pendant un an. Ils furent répartis en quatre groupes de 150 patients. Un groupe témoin ne recevait rien, un autre un placebo et les deux autres l’opium 15CH et le Raphanus 5CH. L’étude était faite en double aveugle.

La méthode dite “en double aveugle” est une démarche expérimentale dans laquelle ni le patient, ni le praticien ne savent s’ils reçoivent ou administrent un placebo ou la substance à tester, de façon à supprimer tout biais dans la réceptivité du patient ou l’objectivité du praticien.

Le calcul statistique montrera que les quatres groupes sont identiques et le « p » montre que les quelques différences sont dues au hasard. L’incidence du médicament homéopathique était égale à 0 ou au maximum au placebo.. Dans toutes vraies études comparant à un produit à un placebo, la moyenne de bons résultats est statistiquement de 27 %. Pour un médicament des résultats inférieurs aux égaux sont qualifiés de « sans résultat ». Pour reconnaître une certaine activité, il faut donc un nombre de bons résultats supérieur 27%. Les homéopathes, fines mouches, avaient exigé avant l’étude que la mention « les résultats obtenus ne peuvent pas être extrapolés à toute l’homéopathie » apparaisse dans les conclusions. Tout est dit ! Depuis lors, et contrairement aux médicaments actifs, les homéopathes sont parvenus à faire exempter leurs dilutions de toute étude clinique et/ou pharmacologique sous le prétexte que « le principe même de l’homéopathie rend tout essai clinique ou pharmacologique impossible ». Aucun produit n’est donc testé. Cela n’est pas très grave puisque ces dilutions sont inoffensives.

Pour une dilution « opium 15CH », la part de la teinture mère peut s’exprimer par la relation 10-30 ou si l’on préfère 0,000 000 000 000 000 000 000 000 000 001 ou mieux 1 volume pour un millionième de millionième de millionième de millionième de millionième de solvant.

On sait depuis longtemps que la matière n’est pas divisible de manière infinie. Une quantité d’opium comprend une quantité finie de molécules et puisqu’une molécule gramme d’eau ne contient pas plus que 6.1023 . 1023 molécules (c’est le nombre d’Avogadro), une dilution de, par ex. 10-30, suppose d’absorber au moins 1030 de molécule du liquide, soit quelques centaines de m³. Suite à cette étude, les laboratoires homéopathiques reconnaissent qu’au-delà de 7CH, il n’y a plus une seule molécule active, mais continuent de prétendre que pourtant ça marche…homeo02Avant d’en venir à un autre aspect de cette technique, il faut constater que plus notre société devient cartésienne et scientifique, la population a de plus en plus recours aux sorciers, à la magie, au surnaturel et pourquoi pas à ET ? Tout simplement, les avancées rapides de la science dépassent la compréhension d’une partie de la population.

Vers 1997, on fait plus fort, on parle de « la mémoire de l’eau » en utilisant des termes pseudo scientifiques, n’ayant aucun sens.
« Toute molécule, même quand elle a disparu, laisse son empreinte sous la forme d’une onde qui se transmettrait non seulement dans l’eau, mais aussi dans l’espace. Cette propriété permettrait la vaccination par internet »
Cette affirmation n’est pas faite par n’importe qui, c’est le Dr Benvéniste, appointé à L’ INSERM. Toutes les revues scientifiques et quelques prix Nobel affirment sans ambages que c’est soit du charlatanisme ou pour le moins une mystification. Rappelons que pour qu’une découverte scientifique soit déclarée valable, il faut qu’elle rentre dans le cadre d’une théorie valable et être reproductible par d’autres expérimentateurs. Par exemple, c’est le cas pour la loi d’Archimède, l’effet Joule, les lois de Newton , de la réfraction de la lumière de Descartes et toutes les lois de la physique. Pour les homéopathes, la justification scientifique est « la mémoire de l’eau », malheureusement pour eux, elle ne rentre dans aucune théorie connue. Cette théorie paraît pour le moins farfelue puisqu’elle se définit comme : « La possibilité qu’aurait l’eau d’acquérir, de conserver et de transmettre les propriétés d’une substance chimique qu’elle ne contient pas, mais qu’elle a contenu précédemment. Cela revient à dire qu’une molécule a le même effet qu’elle soit présente ou absente.homeo03François Jacob, prix Nobel de médecine, essaya de répéter les expériences, mais sans succès. Il lui manquait la foi… Le Pr. Benvéniste va plus loin : neuf mois plus tard, il annonce que si l’on trempait une clé de voiture dans la Seine à hauteur du Pont Neuf, on pourrait ouvrir une voiture en récupérant de l’eau au niveau du pont de l’Alma. Il en remet une couche en ajoutant que la mémoire d’une molécule ne se transmet pas seulement dans l’eau, mais aussi dans l’espace par le phénomène de « télématique », ce qui selon Benvéniste pourrait déboucher sur la thérapie et la vaccination par Internet ! Pour prouver cette théorie, quatre chercheurs de la communauté du Prof Benvéniste se sont attelés à la tâche. Un mathématicien de l’École Normale Supérieure, un économiste, un médecin et un ingénieur. Leur conclusion est que cette nouvelle théorie fait appel aux « trous blancs » et aux « hyperprotons ». Notions dont aucun physicien ou chimiste dans le monde n’a entendu parler. Ces deux entités sont donc baptisées avant d’être nées. Cette expérience du nom de « Théorie des hautes dilutions et aspects expérimentaux » a été publiée uniquement dans des revues homéopathiques. « Nature » a refusé de la publier car jugée « farfelue ». Le texte est qualifié de « incompréhensible, truffé de courbes et de graphiques, d’équations et de formules ne se basant sur rien de connu ».
Une autre étude a été faite par une équipe indépendante dirigée par le Prof. Jean-François Bergmann, spécialiste des études cliniques. Il constate que ce ne sont pas des failles expérimentales qui apparaissent, mais des gouffres et que l’étude est truffée d’absurdités telle que celle-ci « Le blés poussent mieux en été qu’en hiver parce que le soleil est plus proche de la terre ». Le Prof. Bergmann ajoute que les courbes ne reposent sur aucune théorie statistique valable et que lorsque des équations et des fonctions sont données, il n’y a aucune explication sur la manière dont on les a obtenues. Sa conclusion est sans appel : « Soit il s’agit d’un canular, soit les auteurs sont complètement fous ». Les auteurs de l’étude vont encore plus loin dans l’absurde : « Il n’existe pas de maladies virales, bactériennes, cancéreuses, cardiaques, hépatiques, intestinales, nerveuses, mais uniquement des pathologies définies par leur teneur en ces fameux hyperprotons qu’ils sont seuls à connaître”. Le mécanisme qu’ils décrivent est le suivant : Lors de la préparation des remèdes homéopathiques, la substance de base (des abeilles pilées, type Apis Mellifica, utilisée comme antiallergique) est diluée dans de l’eau pure à 5CH (pour un homéopathe c’est une solution très concentrée), la substance active est donc diluée 10 milliards de fois. La statistique montre que la chance de trouver une molécule d’Apis Mellifica est de 0,000 000 001. Pour que les trous blancs se forment il faut agiter les tubes à essais (la succussion). Ces succussions formeraient les trous blancs. Le nombre de succussions est bien établi par les traités d’homéopathie. Comme il faut bien donner quelques explications, ces trous blancs ne seraient pas de simples cavités, mais des points super lumineux qui émettraient une onde électromagnétique qui bousculerait les molécules d’eau et ferait apparaître ces fameux hyperprotons qui laisseraient échapper des rayons béta. Ils assurent aussi (sans preuves) que le plasma sanguin, au rythme des pulsations engendrerait aussi des trous blancs et que ceux-ci créeraient une « onde », dite « rémanente », qui serait à l’origine de la maladie. Cette onde rémanente deviendrait toxique lorsque la gravitation universelle devient plus importante. Donc dans le sang, les trous blancs sont toxiques, dans l’eau ils sont bénéfiques ? Au moment de la digestion les trous blancs homéopathiques passent dans l’intestin grêle où ils rencontrent les trous blancs sanguins. Le choc de ces trous blancs remettrait au pas l’onde nocive. Einstein doit se retourner dans sa tombe ! Les appareils les plus sophistiqués n’ont jamais détectés d’ondes rémanentes, ni d’hyperprotons. Pour la simple raison qu’ils n’existent pas. Seuls des rayons béta ont été détectés. Mais cette émission est connue depuis très longtemps. Comme tous les corps de la nature, l’eau est naturellement radioactive et tous ces corps contiennent des traces d’isotopes radioactifs. Tous les atomes et par conséquent toutes les molécules sont issus du big bang primordial. Cette étude avec Apis Mellifica a été recommencée par des expérimentateurs indépendants. Je ne vous infiligerai pas le protocole, qui consistait à étudier l’action de l’histamine sur des cœurs de rats maintenus en vie. En gros 20 tubes à essais repérés avec un code ont été utilisés ; 10 avec de l’eau pure et 10 avec la dilution d’Apis Mellifica à 5CH. Les résultats correspondaient statistiquement à un tirage de carte au hasard, alors que dans son labo, Bévénice obtenait 100 % de résultats bénéfiques. Eloquent n’est-il pas ?
Je conseille de lire l’article de la revue scientifique « La recherche » : ou encore
  • http://www.larecherche.fr/idees/histoire-science/memoire-eau-a-fait-naufrage-01-11-2009-88236
  • http://sciences.blog.lemonde.fr/2010/12/07/le-professeur-montagnier-et-la-memoire-de-leau/
  • http://www.charlatans.info/memoiredeleau.shtml
  • http://www.unice.fr/zetetique/articles/HB_memoire_eau.html
Très curieusement lorsqu’un observateur impartial et surtout apte à détecter toute faille est présent les essais ne marchent pas, même dans le labo. du Pr Benvéniste. Ce fut le cas, lorsque James Randi (un célèbre illusionniste, qui démasqua Uri Geller, le célèbre « tordeur de cuillère)) assista à l’essai. Benvéniste trouva la présence de Randi injurieuse et l’essai fut un flop.
Je ne voudrais pas terminer sans vous citer l’expérimentation suivante. Beaucoup de remèdes homéopathiques utilisent des venins, p. ex. le venin de scorpion. Les préparations homéopathiques signalent en latin la substance mère et le type de dilution en CH, mais jamais la pathologie pour laquelle cette préparation est destinée. Les manuels d’homéopathie conseillent le venin de scorpion comme traitement de la sialorrhée (salivation excessive), du strabisme et de la tétanie. Sachant que le venin de scorpion peut provoquer la mort ou de simples démangeaisons suivant les espèces, les homéopathes désignent la substance-mère uniquement sous le nom « venin de scorpion ». Un autre exemple de désinvolture est le suivant : on utilise aussi le venin d’araignées. P.ex. “Latrodectus hasselti” et “Latrodectus katipo”. La classification homéopathique et par conséquence les pathologies devraient être différentes. Or il s’agit d’une seule et même espèce. Katipo est le nom donné par les maoris de Nouvelle Zélande. Le même problème se pose avec « Theridion currasavicum” et “Latrodectus variolus ». Or cette araignée à totalement disparu. Des dizaines d’autres exemples existent.homeo04Le meilleur pour la fin : Il existe un produit homéopathique pour traiter les allergies au soleil. Ce produit s’appelle « Sol ». Ce produit est fabriqué à partir d’une dilution d’eau (uniquement de l’eau) exposée aux rayons solaires. C’est donc une dilution de soleil…, mais à 15CH, donc en haute dilution. C’est comme une recette de cuisine. Vous prenez 100 volumes d’eau. Vous en prélevez un que vous diluez dans 99 volumes d’eau et cela 15 fois de suite. Ensuite vous l’exposez au soleil. L’histoire ne dit pas s’il faut se mettre en maillot de bain.
Il existe aussi le Muraticum acidum , autrement dit de l’acide chlorhydrique. Il est conseillé à une dilution entre 5CH et 15CH. Les indications : soigner les différentes pathologies accompagnant la fièvre typhoïde, mais aussi dans le traitement de l’asthénie, des céphalées, des problèmes d’audition, dermatologique, stomatologie et fièvre.
Un dernier pour la route : dilution d’histaminium (L’histamine est une molécule sécrétée par certaines cellules de l’organisme, majoritairement les globules blancs, lorsque l’organisme est en contact avec une substance envers laquelle il est hypersensible. Elle a également un rôle au niveau digestif en stimulant la sécrétion du suc gastrique nécessaire à la digestion des aliments et au niveau neurologique dans les fonctions d’éveil. Dans les phénomènes allergiques, l’histamine est libérée par certains globules blancs et son action va générer une dilatation des petits vaisseaux sanguins appelés capillaires, et augmenter la libération d’eau par les vaisseaux, ce qui est responsable d’un œdème (gonflement localisé). De plus, ce médiateur chimique est incriminé dans les démangeaisons présentes dans de nombreuses allergies. Pour contrer les symptômes consécutifs à la libération d’histamine, des médicaments antihistaminiques s’opposent à ses effets).
Une dilution d’histaminium. Utilisé aussi pour les allergies au soleil à la dilution de 9CH dans certains cas graves on va jusque 15CH et même 30CH. 30CH = 1 volume pour un millionième de millionième de millionième de millionième de millionième de solvant.
Les études cliniques à grande échelle (5,6,7) ont conclu que les remèdes homéopathiques ne sont pas plus efficaces que le placebo, et ce pour toutes les maladies considérées, ce qui suggère que les effets subjectifs ressentis sont dus à l’effet placebo et à l’évolution naturelle de la maladie. L’homéopathie ne constitue pas un traitement plausible, étant donné que les principes sur lesquels la méthode de traitement repose, que ce soit à propos du fonctionnement des médicaments, des maladies, du corps humain, des fluides et des solutions, sont contredits par un large ensemble de découvertes faites en biologie, psychologie, physique et chimie dans les deux siècles suivant son invention. Bien que certains essais cliniques produisent des résultats positifs, de multiples revues scientifique indiquent que cela est dû au hasard, à des méthodes de recherche discutables (études faites uniquement par de homéopathes), ou encore aux biais statistiques. La persistance de l’utilisation de l’homéopathie en dépit de son manque avéré d’efficacité a été critiquée, sur le plan éthique, lorsqu’elle se fait au détriment de traitements efficaces, et l’Organisation mondiale de la santé met en garde contre son utilisation dans le traitement de maladies graves comme le SIDA ou bien la malaria.
Il n’y a aucune preuve scientifique de l’efficacité de cette médecine, qui jouit pourtant d’une grande notoriété, affirme un rapport australien (4). Pour parvenir à ces conclusions, le conseil australien a analysé 176 études scientifiques. Dans un souci d’équité, des évaluations provenant de particuliers et de groupes de soutien de l’homéopathie ont aussi été prises en compte, ainsi que des rapports gouvernementaux d’autres pays et des observations cliniques. Soit un total de 225 études menées sur 65 maladies, dont la condition sine qua non était la présence de deux groupes similaires dans les tests: l’un traité par homéopathie, l’autre recevant un placebo ou un médicament classique à l’efficacité prouvée, jouant le rôle de témoin. Et pour chacune de ces 65 maladies analysées, il n’y a aucune évidence de l’efficacité de cette médecine . Certaines personnes affirmeront avoir des effets thérapeutiques bénéfiques. Elles sont certainement de bonne foi. Mais on ne peut admettre scientifiquement que des études multicentriques, répétitives, double aveugle et sur un grand nombre de patients et menées par d’autres médecins que des homéopathes.
La conclusion des expérimentateurs est sans appel :
« Beaucoup de gens continuent à croire à la mémoire de l’eau. Pour expliquer ce phénomène, certains mettent en cause notre société sans repère, qui exacerbe le besoin de croire en quelque chose. Nous pensons plutôt, et c’est un phénomène bien connu des psychologues, que le plus difficile pour quelqu’un qui a cru en quelque chose, c’est d’admettre qu’il a été pris pour un gogo. Mais pourquoi a-t-il cru ? Parce que c’est infiniment plus facile de croire que de savoir… »
La science actuelle est très souvent incompréhensible par une partie de la population. Il est infiniment plus facile de croire à l’incompréhensible que de croire à ce que l’on ne comprend pas !

Références:

  • https://www.contrepoints.org/2012/07/16/90515-esperance-de-vie-rappel-historique
  • , Mieux connaître l’homéopathie : de Samuel Hahnemann à Jacques Benveniste, La Découverte.
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Benveniste
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9moire_de_l%27eau
  • Ma vérité sur la « mémoire de l’eau », Albin Michel, 2005.
  • Human basophil degranulation triggered by very dilute antiserum against IgE, E. Davenas, F. Beauvais, J. Amara, M. Oberbaum, B. Robinzon, A. Miadonnai, A. Tedeschi, B. Pomeranz, P. Fortner, P. Belon, J. Sainte-Laudy, B. Poitevin, J. Benveniste, Nature 333, 816-818, 30 juin 1988.
  • Science et pseudo-sciences, Association Française pour l’information Scientifique, no 206, novembre-décembre 1993 ; no 194, novembre-décembre 1991 ;no 183, janvier-février 1990 ; no 180, juillet-août 1989.
  • http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/MedicamentsHomeopathiques/Fiche.aspx?doc=medicament-homeopathique-histaminum
  • http://www.xn–homopathie-d7a.com/traitements/muriaticum-acidum.html
  • https://www.pharmonet.be/fr/granules-globules-homeopathiques/33783-sol-9ch-granule-boiron.html
  • http://www.hsf-france.com/IMG/pdf/remede_homeopathique.pdf
  • 1.↑ « House of Commons – Evidence Check 2: Homeopathy – Science and Technology Committee » [archive], sur www.publications.parliament.uk (consulté le23 août 2015)
  • 2.↑ a et b « Are the clinical effects of homoeopathy placebo effects? Comparative study of placebo-controlled trials of homoeopathy and allopathy – The Lancet » [archive], surwww.thelancet.com (consulté le 23 août 2015)
  • 3. ↑ E Ernst, « A systematic review of systematic reviews of homeopathy », British Journal of Clinical Pharmacology, vol. 54,‎ 1er décembre 2002, p. 577-582 (ISSN 0306-5251,PMID 12492603, PMCID 1874503, DOI 10.1046/j.1365-2125.2002.01699.x, lire en ligne [archive])
  • 4. http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/03/16/23516-rapport-demontre-linefficacite-lhomeopathie

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